La Business Intelligence à la croisée des chemins

SAP vient de racheter Business Objects pour un montant (4,8 milliards d’euros) qui en fait l’une des acquisitions la plus importante de l’année en matière de logiciel et sans nul doute la plus importante de l’histoire du logiciel en France.

BO était en effet jusqu’alors le seul champion français de taille mondiale dans l’univers des éditeurs de logiciel, même si quelques autres acteurs français importants restent encore indépendants, comme Cegid ou GLTrade (nous vous invitons à lire la très intéressante conversation qui s’est ouverte à ce sujet sur le site de Techcrunch).

Voici en tout cas un relais de croissance bienvenu pour SAP qui, au-delà de ses offres pour PME qui décollent lentement, aurait fini par peiner à conquérir de nouveaux clients. En effet, le marché de la Business Intelligence (BI pour les intimes) est estimé à 6 milliards d’euros au niveau mondial et progresse de 1 milliard par an !

Cependant, si la consolidation du marché du décisionnel est d’ores et déjà bien entamée, le champ d’application du concept de « Business Intelligence » ne cesse, lui, de s’étendre.

D’une part, les outils eux-mêmes évoluent. La société norvégienne Fast propose ainsi depuis peu son concept de Business Intelligence Built on Search dans lequel un index de moteur de recherche prend la place des traditionnels (et lourds) entrepôts de données. Le but affiché est de répandre l’usage de la Business Intelligence dans l’entreprise en proposant des outils simples et rapides, utilisables par tous.

D’autre part, le processus de Business Intelligence, historiquement centré sur les données internes à l’entreprises (ventes, finance, etc.) évolue de plus en plus vers le traitement de l’information externe, y compris sur Internet.

Ainsi, c’est l’une des voies que nous explorons chez Synthesio en proposant des outils innovants permettant d’analyser en temps réel l’information en provenance de plus de 50 000 sources d’actualités, avec la possibilité de croiser de nombreux critères (thématique, pays, types de sources, etc.) afin de fournir aux décideurs une vue synthétique de leur environnement .

Nous espérons bien ainsi contribuer au développement des « entreprises 2.0″, celles dont la capacité d’adaptation et d’anticipation est démultipliée par rapport aux « entreprises 1.0″ qui se contentent de réagir, souvent trop tard, aux évolutions de leurs marchés.

La « Web Intelligence » constituera-t’elle l’avenir de la « Business Intelligence » ? Affaire à suivre !

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