Le Journal du Net vient de publier un dossier complet sur le marché de la e-réputation, qui montre l’arrivée à maturité de celui-ci.
Premier indice de maturité, ce marché a enfin une dénomination claire en Français : la e-réputation.
Le concept équivalent en Anglais, l’ORM (Online Reputation Management), a encore du mal à s’imposer dans les faits, car on lui préfère encore souvent les termes de Social Media Monitoring (SMM), de SMA (Social Media Analysis) ou encore de SMO (Social Media Optimization), qui s’inscrivent dans la continuité du terme désormais consacré de SEO (Search Engine Optimization).
Peu importe finalement, du moment que les clients savent de quoi il s’agit : nous pouvons constater chez Synthesio que c’est désormais le cas, ce qui fait gagner bien du temps à tout le monde !
Second indice de maturité, ce marché fait enfin l’objet de prévisions chiffrables : selon BIA/Kelsey, il devrait grimper de 460 millions de dollars en 2008 à 3,1 milliards en 2013. En France, notre confrère Digimind estime que le marché avoisinera les 110 millions d’euros en 2010.
Au-delà de chiffres toujours sujets à discussion, c’est la tendance de fond qu’il importe de retenir : la gestion de e-réputation se démocratise et devient petit à petit incontournable, au même titre que la Business Intelligence ou le Web Analytics il y a quelques années. Toutes les grandes entreprises, et à terme toutes les entreprises quelles qu’elles soient, sont concernées par cette vague de fond qui a transféré une partie significative de l’image des marques dans les mains de internautes.
Dernier indice de maturité, les acteurs du marché tiennent désormais un discours structuré et cohérent, qui laisse en arrière les errements des débuts :
- Il joue de moins en moins sur le registre des risques (avec l’évocation menaçante de crises d’image ponctuelles) et de plus en plus sur celui des opportunités (avec l’alimentation en continu des stratégies marketing, communication et relation client). Ainsi, les entreprises prennent progressivement conscience de la valeur ajoutée que représente la gestion en temps réel de leur image sur le web, avec notamment le développement rapide du métier de community manager.
- Il insiste sur la nécessaire composante humaine de ce métier, au détriment des fausses promesses technologiques comme par exemple l’analyse automatique de tonalité qui n’est ni pour demain, ni même pour après-demain.
- Enfin, il montre le consensus qui s’est établi autour des bonnes pratiques en matière de gestion de e-réputation : Listen (écouter), Analyze (analyser), Engage (agir). Or, quand un marché a une promesse de valeur clairement identifiée, cela bénéficie à tous.
L’arrivée progressive à maturité du marché de la e-réputation constitue donc une excellente nouvelle, aussi bien pour les acteurs du marché comme nous, que pour nos clients !
by Thibault
Je plussoie. Effectivement l’écoute des réseaux sociaux trouve sa justification dans bien d’autres objectifs que surveiller son e-reputation :
- detection des modes et tendances
- alimentation de l’engagement
- feedback direct face aux evolution du marche
- actions des concurrents
- evaluation d’impact de l’engagement
Bonjour,
Merci pour cet article simple et clair !
L’e-réputation grandit et ça ne peut être qu’un avantage ! Attention tout de même de ne pas tomber dans la facilité et d’impacter réellement le client…
Je ne suis pas d’accord avec le deuxème paragraphe : le terme « é-réputation » n’est pas du français, mais du franGLais. Ce terme est de loin le plus employé par les passionnés et prestataires, mais me fait littéralement vomir (au même titre que « e-commerce »), car c’est un horrible mélange de français (accent) et d’anglais (préfixe « e- »).
Cet emploi est sans doute du à la mode des trucs en ligne (ebusiness, e-commerce…), mais il existe des termes francophones (réputation Web/en ligne/sur Internet, cyber-réputation, …) qui à mon avis sont bien plus explicites pour le novice, et que donc il vaudrait mieux employer (au delà de mon combat contre la franglisation du Web !).
Je trouve donc un peu « abusé » de dire que c’est une « dénomination claire en Français ». (Malgré son usage dominant. :’( )
En effet Mathias, le terme de e-réputation semble s’être imposé (une fois de plus) trop rapidement pour permettre à nos chers Académiciens de trouver une dénomination plus appropriée en « bon Français ».
Pour vous consoler, vous remarquerez que nous n’avons pas totalement cédé à cette mode puisque notre site web parle de « suivi de réputation en ligne »
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