Pour conclure ce cycle de billets sur l’environnement initié il y a un mois à l’occasion du Blog Action Day, terminons par une question en apparence étrange : en quoi le web peut-il être utile à la préservation des ressources naturelles ?
Et bien, il se trouve justement que le web 2.0 constitue de ce point de vue une réelle opportunité ! Si le web 1.0 constituait en effet une simple extension de l’économie traditionnelle, le web d’aujourd’hui est de plus en plus centré sur les usages communautaires et les échanges immatériels, entraînant ainsi (de manière certes souvent indirecte) un changement de paradigme bénéfique pour la planète.
Ainsi, tout ce qui peut être dématérialisé est en passe de l’être, réduisant par exemple la production et l’échange des biens culturels sous leur forme physique.
N’en déplaise aux majors du disque et du cinéma, le marché du CD et du DVD a ainsi entamé son déclin définitif, déclin encore accéléré par des sites comme Deezer.
Ce « Napster légal » (créé comme Synthesio par un ancien ESSEC et déjà serial entrepreneur, Jonathan Benassaya) permet d’écouter à tout moment et gratuitement l’intégralité du catalogue musical d’un nombre incroyable d’artistes, pourvu que l’on dispose, comme 67% des Français, d’une connection Internet à haut débit. A quoi bon, dans ces conditions, continuer à acquérir des CDs qui iront ramasser la poussière sur une étagère passé quelques écoutes ?
De manière générale, les conditions paraissent aujourd’hui réunies pour que s’effectue de manière progressive le passage d’une économie de la propriété vers une économie de la mutualisation. Ainsi, certaines voix commencent à s’élever pour prôner l’arrêt de la consommation débridée avec un message simple qui n’implique pour autant aucun retour en arrière passéiste : tout ce qui ne sert pas régulièrement devrait être loué et non pas acheté.
Pourquoi donc en effet ne pas partager l’usage d’une perceuse ou d’une tondeuse qui ne sera utilisée en tout et pour tout qu’une dizaine de fois par an ?
C’est ce constat qui a amené Thibaud Elzière (déjà fondateur du fabuleux site Fotolia dont nous vous parlions récemment) à créer Zilok, un site sur lequel tout un chacun peut louer des objets. Ce « eBay de la location » promis à un bel avenir participe ainsi à une utilisation communautaire des biens matériels, en réduisant par conséquent la production en amont.
Enfin, terminons par une suggestion adressée aux adeptes de la mode du « fait maison » qui ont acheté machines à pain, cafetières expresso et autres tireuses de bières à domicile, d’un usage plutôt restreint et anti-écologique… Pour éviter que ces appareils ne terminent leur vie oubliés dans un carton au grenier ou à la cave, faites-en profiter vos voisins grâce à Zilok
Une centrale nucléaire ne s’arrête pas la nuit. De la même façon, le vent et l’ensoleillement dont dépendent les énergies renouvelables éolienne et solaire ne sont pas des facteurs contrôlables par l’homme. Comment, dans ces conditions, faire coïncider le flux d’électricité produit avec la consommation effective des activités humaines ? En stockant cette électricité, bien sûr !
Apparu avec la maîtrise du feu par l’homme (qui a ainsi pu s’affranchir de la dépendance des autres espèces au cycle diurne-nocturne) et première application de l’électricité, l’éclairage remplit une fonction essentielle qui n’a cessé de progresser depuis l’invention de l’ampoule à incandescence par
L’automobile est aujourd’hui attaquée de toutes parts et accusée de bien des maux, souvent à juste titre :
